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C'est à Clermont en Argonne, à une trentaine de kilomètres de Verdun, que l'architecte Julien Defer a réalisé une extension en bois pour la demi-pension d'un collège. Le Conseil général souhaitait modifier le bâtiment abritant la demi-pension. Le projet englobait l'agrandissement des cuisines et de la salle de restaurant, ainsi que la création de sanitaires pour le personnel.Cette extension avait également pour but de pouvoir réunir tous les élèves et les professeurs dans la salle de restaurant et de proposer un seul service et non plusieurs.

"Depuis que je me suis installé comme architecte, je collabore avec une entreprise locale spécialisée dans les charpentes et l'ossature bois. J'apprécie le bois pour la liberté architecturale qu'il offre, pour son esthétisme et aussi parce qu'il s'inscrit dans une démarche de développement durable."
Le Conseil général souhaitait modifier le bâtiment abritant la demi-pension. Le projet englobait l'agrandissement des cuisines et de la salle de restaurant, ainsi que la création de sanitaires pour le personnel.

Plan des façades de l'extension

Plan global de l'extension
Les réalisations de Julien Defer s'inscrivent dans une démarche de développement durable.
C'est pourquoi il privilégie toujours les essences de bois locales, ou d'une provenance proche du lieu du chantier.
Ici, la charpente et l'ossature sont en sapin du Nord. Le bardage, en sapin traité en autoclave, offre une grande résistance au temps et aux intempéries.

Cette extension avait également pour but de pouvoir réunir tous les élèves et les professeurs dans la salle de restaurant et de proposer un seul service et non plusieurs.

Un toit en forme de coque de bateau renversée.
Le toit, en forme de coque de bateau inversée, est posé sur un portique en lamellé collé légèrement cintré.
Cette forme a notamment pour but d'agrandir les fenêtres de la façade exposée au sud, afin de capter un maximum d'ensoleillement en hiver.
En été, les fenêtres sont protégées des rayons du soleil par des débords de toit.
L'étanchéité de la toiture est réalisée par une membrane synthétique écologique installée à la manière d'un liner de piscine.

La profondeur des débords de toits et des brise-soleil sont calculés en fonction de la course du soleil tout au long de l'année.

A l'intérieur, du bois toujours : avec du mobilier en hêtre naturel pour les tables et les chaises de la salle de restaurant.
J.D. Non, bien au contraire. Nous sommes rentrés largement dans l'enveloppe attribuée au projet et ce malgré le fait qu'elle était établie pour une construction traditionnelle.
Mais le conseil général souhaitait privilégier le matériau bois, ce que je préconisais également. Il s'agit donc là d'un choix commun.
J.D. Oui, je travaille notamment sur un projet de maison individuelle bioclimatique.
Outre un puits canadien, des panneaux solaires et une toiture végétalisée, j'ai prévu un bardage en sapin traité en autoclave, puis à l'huile de lin. Ce traitement est tout à fait écologique et protège efficacement le bardage.
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